Article de Kristin KAHL et le Pr Dirk LOHRE publié le 09/09/09 dans le JTI www.transportjournal.ch

Les logisticiens se préoccupent eux aussi de plus en plus de développement durable et de logistique verte. Toute société logistique en mesure de fournir des données chiffrées sur l’impact qu’elle a sur l’environnement (par exemple émissions de CO2 par tonne) a une longueur d’avance. Or à ce jour il n’existe pas de normes généralement reconnues encadrant la collecte de données. D’où l’impossibilité de comparer les chiffres collectés. JTI

Les ressources de la planète sont limitées comme l’est sa capacité d’absorption. Mais personne ne sait quand les limites seront vraiment atteintes. Il fut un temps la question se posait de savoir si l’impact sur l’environnement était le fait de facteurs anthropogènes, en d’autres termes dus à l’activité humaine. Désormais la question ne se pose plus. La majorité d’entre nous a fini par se rendre compte que telle est bien la réalité. Il n’est qu’à voir le nombre croissant de personnes de plus en plus sensibles aux questions d’environnement.

Les entreprises de logistique sont elles aussi encouragées à s’engager dans ce domaine. Ne serait-ce que pour pallier de manière proactive à d’éventuelles défaillances de la sphère politique. Actuellement, il ne se passe guère une semaine sans que l’on entende parler de mesures prises par des entreprises de logistique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) ou protéger l’environnement. Du coup, on pourrait avoir l’impression maintenant que la branche s’appuie sur un niveau de connaissance général en matière de protection de l’environnement et que les contenus des relevés des entreprises peuvent être comparés objectivement.

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Mais cette impression est trompeuse. En fait, la branche n’en est qu’à ses tout débuts en la matière. Les valeurs comparatives font totalement défaut. Un état que l’on peut actuellement parfaitement décrire comme suit: toute société logistique en mesure de fournir des données chiffrées sur l’impact qu’elle a sur l’environnement (par exemple émissions de CO2 par tonne) a une longueur d’avance. Or à ce jour il n’existe pas de normes généralement reconnues encadrant la collecte de données. D’où l’impossibilité de comparer les chiffres collectés. Mais à long terme, toutes les entreprises, y compris les pionnières dans ce domaine, devront s’appuyer sur une étude de comparabilité faute de quoi la crédibilité de toutes leurs activités s’en trouvera compromise.

Une réponse à “Développement durable – Logistique verte: il faut établir une base de comparaison”
  1. Jean-Marie dit :

    Je pense que ce sont les chargeurs (au moins en Europe) qui vont finalement faire pression sur les prestataires de transport et leurs logisticiens pour aborder sérieusement ces problèmes. Que les choses ne soient pas encore normalisées c’est une chose mais la route est tellement longue qu’il faut au moins intégrer la composante VERTE dans toutes les décisions de la supply-chain.
    Ce qui veut donc dire : former les gens, le management, changer le chip, bref, vaste programme mais passionnant à mon sens !
    Good luck !!

  2.  
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