Article (extrait) de Julie CHAUVEAU dans LES ECHOS du 28/01/13

Le gouvernement envisage d’étendre aux produits manufacturés la possibilité de se doter d’une indication géographique protégée (IGP). Une centaine de secteurs industriels sont concernés. Les collectivités locales veulent être informée des dépôts de marque portant leur nom.

Le gouvernement se prépare à inclure dans le projet de loi consommation prévu pour le premier semestre 2013 une mesure visant à étendre aux produits manufacturés la possibilité de se doter d’une indication géographique protégée (IGP). Ce signe d’identification européen crée en 1992 permet, aux produits alimentaires portant un nom géographiques où capables de prouver un fort lien local, de se doter d’un cahier des charges commun et de le défendre face à la concurrence.

Près d’une centaine de produits français agricoles sont aujourd’hui sous IGP comme l’Agneau de l’Aveyron, l’Ail de la Drôme, le Kiwi de l’Adour, les huîtres Marennes Oléron ou la Tomme des Pyrénées. Les experts estiment qu’une centaine de produits sont potentiellement concernés, du textile à la céramique, en passant par les produits du cuir ou le secteur de la pierre. Leur dénomination témoigne d’un savoir-faire reconnu comme la faïence de Limoge, la tapisserie d’Aubusson, l’ardoise des Pyrénées, la chaussure de Roman.

« La France a été pionnière dans la démarche d’appellation d’origine au début du siècle pour protéger le vin. Aujourd’hui 33 pays ont des dispositifs similaires dans le domaine agricole », explique Audrey Aubard experte qui a travaillé pour la commission européenne sur un rapport remis à la fin de l’année dernière sur la protection de l’IGP des produits non agricoles sur le marché intérieur. La commission planche sur un projet de directive allant dans ce sens en 2014. (…)

 

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