Article publié dans LE FIGARO du 05/03/14

Les Français ont perdu 35 heures en moyenne dans les bouchons en 2013. Et les Parisiens, 55 heures.

Le Français a passé en moyenne 35 heures dans les bouchons l’an passé, le Parisien 55 heures et le Francilien qui a le malheur d’emprunter le périphérique de la capitale entre la porte de Saint-Cloud et la porte d’Orléans – tronçon le plus congestionné du pays – a perdu 77 heures dans sa voiture. Soit l’équivalent de plus de trois jours derrière son volant. Le record en France!

Tels sont les résultats d’une étude réalisée par la société d’info-trafic américaine, Inrix, et que livre en exclusivité Le Figaro. À partir de sa base de données qui brasse des milliards d’informations en temps réel, la firme américaine liste ainsi les pays d’Europe les plus embouteillés, dresse un palmarès de ses villes qui ont les axes les plus encombrés et livre une photographie de la situation de notre pays. L’analyse des données ville par ville place Paris en huitième position en Europe. Et même si l’automobiliste ne s’en rend pas compte, l’étude fait apparaître une amélioration du trafic dans la capitale avec une baisse de 8 heures d’embouteillage par rapport à 2012. Grâce à ce résultat encourageant, elle recule dans le classement. En 2012, elle occupait le 6e rang européen.

En France et comme en 2012, Paris reste la ville où l’on circule le moins bien et son périphérique concentre le trafic le plus dense du pays. Néanmoins, ces analyses sont incomplètes, car elles n’ont pas intégré des villes comme Marseille ou Lille. Or la Cité phocéenne arrivait en tête avant Paris selon une autre étude partielle menée par TomTom et portant sur le 2e trimestre 2013. Un trajet qui peut être réalisé en 14 minutes aux heures creuses prend une heure en période de pointe, avait ainsi calculé le fabricant de GPS TomTom qui avait aussi analysé la situation dans la capitale. Un trajet habituellement réalisé en 20 minutes prend ainsi à Paris une heure aux pires heures du trafic.

Tendance à la hausse

Selon les données d’Inrix, Lyon qui garde sa deuxième place avec 43 heures de bouchons par conducteur améliore la situation de 3 heures. Arrive ensuite Grenoble qui perd sa 5e place obtenue en 2012. Selon Inrix, la circulation y est un peu moins fluide. À l’inverse, Bordeaux recule dans le classement passant de la troisième à la quatrième place. Les Bordelais gagnent 5 heures avec 46 heures de bouchons en 2012 contre 41 en 2013. Comme en 2012, Clermont-Ferrand et Tours, qui clôturent ce classement, sont les villes où l’on passe le moins de temps à faire du surplace.

Dans un contexte général de retour à la hausse des embouteillages en Europe depuis fin 2013 et après une baisse de 18 % en 2012, la France avec 35 heures perdues par automobiliste dans sa voiture accapare la quatrième place devant l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique, qui arrive en tête avec 58 heures de bouchons par conducteur. En 2012, les Belges étaient déjà les plus mal lotis d’Europe, avec un nombre d’heures passées sur des axes saturés strictement identiques. Les autres pays offrent, quant à eux, des variations, tantôt à la hausse, tantôt à la baisse. Ainsi, la France a légèrement fluidifié son trafic et cette sensible amélioration se traduit par une perte de 2 heures en moyenne dans les embouteillages par rapport à 2012.

 

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