LE FIGARO 10/08/2018 Matthieu BOCK-CôTé

CHRONIQUE – Notre chroniqueur analyse les dérives du tourisme de masse produit par la mondialisation et son impact sur notre rapport à l’autre et au territoire. D’une année à l’autre, la belle saison confirme le statut de la France comme première destination touristique mondiale.

On a d’abord tendance à s’en réjouir: n’est-ce pas le plus beau compliment que le monde puisse lui adresser? On se rue vers elle pour admirer l’incroyable travail des siècles sur un territoire modelé par l’homme, qui a su à la fois fonder villes et villages, élever des cathédrales et dessiner des paysages. Si l’Amérique fascine spontanément qui veut contempler la nature sauvage et les grands espaces, l’Europe attire ceux qui s’émeuvent à bon droit de l’empreinte humaine sur la planète. S’ajoutent à cela des considérations prosaïques élémentaires: le tourisme est une industrie extrêmement lucrative. Qui serait assez bête pour se désoler de son expansion et des milliards qui l’accompagnent?

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